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SOUVENIRS DE GUERRE :
Les habitants de Marolles furent témoins d'un terrible bombardement en 1944.
En effet, un train de munitions allemand qui stationnait entre Marchezais et Serville fut la cible des forces alliées.
De nombreuses habitations furent alors touchées et Mme LOUVET fut tuée chez elle à la ferme des Célestins.
Le 13 Août 1944, des avions alliés bonbardèrent un train de munitions allemand qui se trouvait stationné sur une voie de garage entre Marchezais et Serville.
La déflagration fut telle que plusieurs maisons de Marolles, Marchezais, Serville furent endommagées.
A la ferme des Célestins où habitait la famille CHARDON, la maison fut partiellement détruite. Mme CHARDON qui préparait le déjeuner fut tuée dans la cuisine, alors que le reste de la famille, qui était à table, fut épargné à l'abri d'une grosse poutre maîtresse.
Mme CHARDON Née LOUVET fut déclarée victime civile de guerre, ainsi que Mme LEMOINE Odette de Broué qui fut tuée lors du bombardement de Dreux.
Le 18 juillet 1944, vers 22h, un avion britannique de la Royale Air Force fut la cible d'une DCA allemande qui se trouvait au carrefour de Marolles, lors du repli des forces allemandes.
L'avion touché, une aile tomba alors chez Mr SIMON, menuisier et l'avion s'embrasa avant de s'écraser près de Broué, dans une parcelle située derrière l'actuel cimetière.
Le pilote et son équipage périrent carbonisés.

Le lendemain, Mr Georges BREANT et Mr Roger MAUTHE, menuisiers à Marolles, ainsi que quelques volontaires eurent la pénible tâche de procéder à la mise en bière de ces 4 jeunes anglais. C'est à ce moment là qu'une bombe à retardement enfouie dans le sol explosa. Heureusement, elle ne fit aucun blessé.On peut imaginer l'instant de panique pour nos dévoués concitoyens.
Les quatre aviateurs sont enterrés à Broué. Une cérémonie eut lieu en 1994 pour le cinquantenaire.
On nous a raconté aussi que dans les mêmes moments, une locomotive allemande fut mitraillée sur la ligne de chemin de fer au niveau de Marchezais. Les chauffeurs furent tués et la machine, percée par les balles, finit sa course, jusqu'à la chute de pression de la vapeur, à l'entrée de Dreux.
Un dépôt de carburant fut également incendié près de la gare.
Lors de l'occupation allemande, un poste de commandement était basé rue Georges BREANT, au niveau du n°36. |